Après le décès d’un proche, vous vous demandez peut-être s’il avait souscrit une assurance-vie en votre faveur. Cette interrogation est légitime car de nombreux contrats restent non réclamés chaque année, faute d’information des bénéficiaires.
Contactez l’AGIRA qui centralise les recherches d’assurance-vie non réclamées, consultez le notaire pour accéder au fichier FICOVIE, ou menez vos propres recherches dans les documents du défunt. Ces démarches officielles permettent de vérifier rapidement si vous êtes bénéficiaire d’un contrat après le décès d’un proche.
Après un décès, il est impossible de savoir à l’avance si vous êtes désigné bénéficiaire car cette information reste confidentielle du vivant de l’assuré. Heureusement, plusieurs organismes et procédures vous aident à identifier tous les contrats d’assurance-vie existants. Voici les méthodes les plus efficaces pour ne rien manquer.
Voici un récapitulatif des méthodes pour rechercher un contrat d’assurance-vie :
| Méthode | Délai de réponse | Qui peut l’utiliser | Efficacité |
|---|---|---|---|
| AGIRA | 15 jours + 1 mois assureurs | Toute personne | Très efficace |
| Notaire/FICOVIE | Immédiat | Héritiers dans succession | Contrats > 7 500€ |
| Contact direct assureurs | Variable | Héritiers/proches | Ciblé si assureur connu |
| Recherche documents | Immédiat | Héritiers/proches | Complémentaire |
- L’AGIRA centralise les recherches de contrats non réclamés
- Le notaire peut consulter FICOVIE pour les contrats > 7 500€
- Vous avez 10 ans pour réclamer avant déshérence
- La clause bénéficiaire reste secrète du vivant de l’assuré
Quelles sont les différentes méthodes pour vérifier une assurance-vie ?
Quatre méthodes principales permettent de rechercher efficacement si vous êtes bénéficiaire d’une assurance-vie. Chacune présente des avantages spécifiques et elles se complètent pour couvrir tous les cas de figure possibles.
La demande AGIRA : la méthode la plus complète

L’AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance) centralise toutes les demandes de recherche de contrats d’assurance-vie non réclamés en France. Cette démarche constitue le moyen le plus efficace et systématique.
Vous pouvez faire votre demande en ligne sur le site de l’AGIRA ou par courrier recommandé. Il faut fournir les noms, prénoms, dates de naissance et de décès du souscripteur, ainsi qu’un acte de décès. Cette procédure est gratuite et ouverte à toute personne.
L’AGIRA dispose de 15 jours pour traiter votre dossier, puis chaque assureur dispose d’un mois supplémentaire pour vous contacter s’il vous identifie comme bénéficiaire. Au total, vous obtenez une réponse définitive en environ 6 semaines maximum.
Cette démarche est particulièrement efficace car tous les assureurs français sont tenus de répondre aux sollicitations de l’AGIRA. Vous couvrez ainsi l’ensemble du marché de l’assurance-vie en une seule demande.
La consultation FICOVIE par le notaire

Le notaire intervenant dans une succession peut consulter le fichier national FICOVIE, qui recense tous les contrats d’assurance-vie et de capitalisation en France pour les montants égaux ou supérieurs à 7 500€.
Cette consultation permet au notaire de vérifier très précisément si vous êtes désigné bénéficiaire d’un contrat, et de vous informer immédiatement si tel est le cas. L’accès à FICOVIE constitue un avantage majeur de passer par un notaire lors d’une succession.
Seuls les notaires et les héritiers dans le cadre d’une succession peuvent accéder à FICOVIE. Cette restriction garantit la confidentialité des informations tout en permettant aux ayants droit légitimes de connaître l’existence de contrats.
L’inconvénient de FICOVIE réside dans le seuil de 7 500€ : les contrats de montant inférieur n’y figurent pas. C’est pourquoi cette méthode doit être complétée par la démarche AGIRA qui couvre tous les contrats sans exception de montant.
Les recherches personnelles dans les documents

Les documents personnels du défunt constituent une source d’information précieuse pour identifier l’existence de contrats d’assurance-vie. Cette recherche personnelle complète efficacement les démarches officielles.
Vérifiez la correspondance avec des assurances, les relevés bancaires montrant des virements vers un assureur, et tous les courriers signalant des primes d’assurance-vie. Ces indices vous orientent vers les compagnies à contacter directement.
Contactez les banques ou compagnies d’assurance connues du défunt en vous présentant comme héritier potentiel. Fournissez un acte de décès et vos coordonnées pour qu’ils puissent vérifier dans leurs fichiers si vous êtes bénéficiaire.
Cette approche directe s’avère particulièrement efficace quand vous connaissez les établissements financiers fréquentés par le défunt. Elle permet souvent d’obtenir des réponses rapides et précises sur l’existence de contrats.
Le contact direct avec les assureurs connus
Si vous avez identifié des assureurs potentiels grâce aux documents personnels, contactez-les directement en vous présentant comme héritier. Cette méthode ciblée complète les recherches générales et peut donner des résultats rapides.
La découverte de votre statut de bénéficiaire d’une assurance vie peut soulever des questions sur l’optimisation de votre patrimoine, notamment pour savoir si on peut avoir plusieurs assurances vie en parallèle pour diversifier ses placements. Une stratégie patrimoniale qui mérite d’être explorée une fois vos droits établis.
Que se passe-t-il après avoir trouvé un contrat d’assurance-vie ?

Si vous êtes bénéficiaire, l’assureur vous demande des justificatifs obligatoires : pièce d’identité, RIB, acte de décès, éventuellement acte de notoriété, certificat de mariage ou de PACS selon votre lien avec l’assuré.
Le versement du capital suit dans un délai légal d’un mois maximum après réception de tous les documents complets. En cas de retard de l’assureur, des intérêts de retard peuvent être dus et réclamés.
Attention aux délais : si le contrat n’est pas réclamé dans les 10 ans suivant le décès, il entre en déshérence. Les fonds sont alors transférés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour une durée de 20 ans supplémentaires.
Durant cette période de 20 ans, les bénéficiaires peuvent encore réclamer les fonds via le site Ciclade. Après ces 30 ans au total (10 + 20), l’argent devient définitivement propriété de l’État français.
Procédure complète pour rechercher une assurance-vie étape par étape
- Étape 1 : Rassemblez un acte de décès du défunt, disponible auprès de l’état civil de la commune de décès. Ce document est indispensable pour toutes les démarches.
- Étape 2 : Remplissez le formulaire sur le site de l’AGIRA ou envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception. Cette démarche couvre l’ensemble des assureurs français.
- Étape 3 : Contactez le notaire de la succession pour une consultation via FICOVIE si une succession est ouverte. Cette vérification s’ajoute à la démarche AGIRA.
- Étape 4 : Analysez les papiers personnels, relevés bancaires et correspondances pour repérer tout indice de contrat d’assurance-vie et identifier les assureurs potentiels.
- Étape 5 : Si vous découvrez un contrat, contactez directement l’assureur indiqué et transmettez tous les justificatifs requis pour percevoir le capital dans les meilleurs délais.
Quatre méthodes permettent de vérifier si vous êtes bénéficiaire d’une assurance-vie : la demande à l’AGIRA (la plus systématique), la consultation FICOVIE via un notaire, le contact direct avec les assureurs connus, et la recherche dans les documents personnels.
La loi Eckert depuis 2014 oblige les assureurs à rechercher activement les bénéficiaires, réduisant les contrats en déshérence. Cependant, il reste de votre responsabilité d’entreprendre ces démarches dans les 10 ans suivant le décès pour éviter le transfert des fonds à l’État.
Commencez toujours par l’AGIRA qui centralise toutes les recherches, puis complétez par les autres méthodes pour une approche exhaustive et ne manquer aucun contrat d’assurance-vie.
